Présentation du site

Ce site apporte des réponses à des questions souvent posées par les citoyens. Certaines d’entre-elles sont source de polémique.
Les réponses s’appuient sur les rapports du GIEC ou sur des études scientifiques.

Il a été réalisé par Limousin Nature Environnement et l’association météorologique de Limoges avec le soutien des CCSTI (centre de culture scientifique et technique et industrielle) et de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Auteur principal: Michel Galliot, ingénieur météo, ancien membre de l’ONERC (observatoire national sur les effets du réchauffement climatique) et coordinateur du premier plan national d’adaptation au changement climatique (2011)
Les réponses aux questions directement liées au fonctionnement de la machine climatique ont été validées par Serge Planton, ancien chercheur au CNRM, (Centre national de recherche météorologique) et coordinateur du 5ème rapport du GIEC (2013).

Les solutions

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  • Quelle sera la suite de la COP21 qui s’est tenue à Paris 

    L’accord de Paris, adopté en 2015 à la COP21, le 21ème réunion des pays, a été adopté par les 196 pays présents. Mais cet accord repose sur l’engagement volontaire des pays, pas sur des obligations. Et il paraît difficile de limiter le réchauffement au vu des engagements annoncés, on est plutôt sur une trajectoire de +3°C. Mais c’est toujours possible en redoublant d’efforts.
  • On ne pourra jamais se passer du pétrole 

    Un rapport du GIEC, paru en 2011 montre qu’il est possible de n’utiliser que des énergies renouvelables à partir de 2050. En France, l’association Negawatt a confirmé ce diagnostic et donne les solutions pour y arriver. La Stratégie bas carbone de la France pour 2050 définit les moyens pour arriver pratiquement à ce résultat. L’usage du pétrole deviendra marginal.
  • Y a-t-il des solutions pour refroidir la planète 

    Non. Les propositions de certains ingénieurs, comme de placer des miroirs dans l’espace pour renvoyer le rayonnement solaire ou d’injecter des poussières pour voiler le soleil, ne sont : soit pas réalisables, soit encore plus dangereuses pour l’équilibre climatique que le changement climatique.
  • L’hydrogène peut-il remplacer le pétrole ?

    L’hydrogène n’est pas une ressource d’énergie: il n’existe pas à l’état naturel, il faut le produire en consommant de l’électricité. Le rendement global n’est pas bon. La technologie n’est pas au point. Dans l’avenir, l’hydrogène restera limité à quelques usages. Il ne pourra pas remplacer tous les usages actuels du pétrole.
  • Quels sont les engagements de la France en matière de changement climatique, sont-ils suffisants ? 

    La France s’est engagée dans le « paquet européen Energie-Climat » pour 2020 : baisse des émissions de 20 % en 2020, amélioration de l’efficacité énergétique de 20 % et les énergies renouvelables à hauteur de 20 %. Pour 2030, la France s’est engagée à baisser ses émissions de 40 %. Et en 2050, elle s’est engagée à atteindre la neutralité carbone, c’est à dire ne pas émettre plus de CO2 que ce qu’elle peut en absorber, en particulier par la forêt et autre végétation.
  • Peut-on revenir en arrière au climat de 1880 

    Un retour en arrière n’est pas possible avant des centaines d’années compte tenu de l’inertie du système climatique. Il n’y a actuellement aucun moyen pour faire baisser artificiellement la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et la nature mettra des plusieurs centaines d’années pour le faire.
  • L’Homme a toujours réussi à s’adapter, pourquoi ne le pourrait-il pas encore ?

    L’adaptation de l’homme aux bouleversements de son environnement s’est toujours faite avec beaucoup de souffrance et de nombreuses pertes humaines. Certaines société ont quasiment disparu. Parfois il a fallu abandonner des régions entières, comme pendant les dernières glaciations. Ce n’est pas l’avenir que nous l’on peut espérer pour
    l’humanité.
  • les éoliennes ne fonctionnent que 20 % du temps

    Les éoliennes tournent dès que la vitesse du vent est suffisante, en général vers 12km/h. Sur une année, cela représente 80 % du temps dans la plupart des régions. Et dès qu’elles tournent, elles peuvent produire de l’électricité . Par contre elles ne sont à pleine puissance qu’à partir d’une vitesse supérieure et cela se produit environ 20 % du temps. Il y a confusion entre ces deux valeurs.
  • Que peut-on faire au niveau individuel ?

    – Je marche pour les déplacements de proximité.
    – J’utilise le vélo ou les transports en commun pour les déplacements citadins et le train pour les déplacements plus longs. Je pratique le covoiturage.
    – Lorsque je change de voiture, j’en achète une plus petite, plus légère.
    – Je ne prends plus l’avion sauf pour des raisons professionnelles ou en cas de force majeure.
    – Je fais mes courses dans les commerces de proximité.
    – Je baisse la température de mon logement. En compensation, je mets un pull.
    – J’isole ma maison ou mon appartement (via le syndic si nécessaire)
    – Je mange moins de viande. Je privilégie celle de volaille et de porc.
    – J’achète des produits avec le moins d’emballages possible.
    – J’évite les produits jetables. Je fais réparer les objets et appareils en panne.
    – Je loue les machines dont je n’ai besoin qu’occasionnellement.
  • Les éoliennes consomment plus d’énergie à fabriquer et faire fonctionner qu’elles n’en produisent !

    De nombreuses études montrent que l’énergie produite sur les 2 à 3 premières années de fonctionnement d’une éolienne compense l’énergie nécessaire à la fabriquer et à la mettre en place. Les éoliennes fonctionneront au moins 20 ans, le bilan est donc extrêmement positif.

  • Les panneaux solaires ne sont pas recyclables!

    La majorité des éléments d’un panneau photovoltaïque sont recyclables, dont le silicium et le verre, les éléments principaux, qui sont souvent réutilisés dans de nouveaux processus de fabrication. Depuis 2014, la loi française impose la gestion de la fin de vie des panneaux : les fabricants doivent les reprendre gratuitement et financer le traitement des déchets. Ce pourcentage de matériaux recyclables est largement supérieur à la moyenne des déchets électriques et électroniques. En juillet 2018 une usine de recyclage de panneaux
    photovoltaïques utilisant une technique permettant une réutilisation de plus de 95% de la matière a été ouverte à Rousset (Bouches-du-Rhône).
  • C’est trop tard, on ne peut plus rien faire!

    Cette affirmation est trompeuse.Toute action visant à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre est utile et cela sera toujours utile, il n’y a pas de date limite. Mais comme ces gaz restent des dizaines ou des centaines d’années et même pour une part des milliers d’années dans l’atmosphère, on ne peut pas empêcher la température de la terre d’augmenter encore dans les décennies à venir.
  • On ne sait pas démonter les éoliennes après usage

    Actuellement, tout projet de construction d’éolienne doit mettre sur un compte en banque le montant du démantèlement de l’éolienne ce qui nous assure qu’elles seront démontées en fin d’usage. Même le béton de ses fondations (environ 100m3 soit un peu plus que pour la construction d’une maison en parpaing de 100m2 ) peut-être broyé et réutilisé comme matériau de construction ou de fondations pour les routes.
  • Les citoyens ne peuvent rien faire seuls

    Une étude parue en juillet 2019 montre que si tous les citoyens font des petits gestes quotidiens, cela représente 25 % du chemin à faire pour la France pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 80 % en 2050. Il faut donc que les collectivités, l’Etat et les entreprises fassent leur part pour engager des mesures structurelles . On ne pourra pas résoudre la question climatique en faisant reposer l’exclusivité de l’action sur les seuls individus.
    http://www.carbone4.com/publication-faire-sa-part/

Peut-on encore douter ?

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  • Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur le changement climatique, où est la vérité ?
    Il n’y a pratiquement plus de scientifiques qui doutent du changement climatique et de son origine humaine. Les académies des sciences qui se sont prononcés sur le sujet ont toutes validé les conclusions des experts du GIEC. Ceux qui refusent ces conclusions ne sont le plus souvent pas des climatologues, mais des spécialistes d’autres sciences. Par contre, les médias leur ont donné une place beaucoup plus importante que leur poids réel ce qui donne l’impression qu’ils sont nombreux.

  • Qu’est-ce que le GIEC?
      Le GIEC groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un ensemble de scientifiques qui, de manière volontaire, analysent l’ensemble des travaux scientifiques traitant du sujet et produisent un avis sur les évolutions futures du climat. Tous les pays peuvent être représentés dans ce groupe d’experts et, dans le cas des pays qui ont peu de moyens, une aide leur est apportée pour financer leurs déplacements. Les experts ne reçoivent cependant pas de rémunération de la part du GIEC. Les rapports du GIEC sont écrits par plusieurs centaines de scientifiques sélectionnés par le bureau du GIEC en fonction de leurs compétences et ils sont relus par plusieurs milliers de leurs collègues.

  • Il y a toujours eu des changements climatiques, c’est normal
    Oui le climat varie en fonction de facteurs naturels à différentes échelles de temps. Par exemple, l’alternance des périodes chaudes (interglaciaires) et froides (glaciaires) tous les 100000ans (le dernier maximum glaciaire il y a environ 20000ans) est liée à la variation des paramètres orbitaux de la terre. La variabilité du climat sur le dernier millénaire peut s’expliquer par la variabilité des éruptions volcaniques, la variabilité solaire et la variabilité interne au système climatique. Ce qui est nouveau et qui a été démontré par les scientifiques, c’est que le réchauffement climatique depuis le milieu du XXe siècle ne peut pas s’expliquer par des facteurs naturels mais est essentiellement dû aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine.

  • L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère n’est-elle pas due à une cause naturelle?
    Aucune cause naturelle ne permet d’expliquer l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis 1850 (plus de 40%). Par contre, en analysant le type de CO2 (analyse isotopique) présent dans l’atmosphère, on constate que la plus grande part de cette augmentation provient bien des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) utilisés par nos sociétés. Une autre part (environ 30%) est liée aux changements d’occupation des terres, dont la déforestation, qui diminuent la capacité d’absorption du CO2 par la végétation.

  • Le réchauffement climatique s’est arrêté depuis presque 20 ans.
    En 2011, une analyse trop rapide de la courbe d’évolution des températures mondiales laissait penser que le réchauffement s’arrêtait à partir de 1998. En fait, il s’est seulement fortement ralenti. Mais une analyse sur 12 années ne peut remettre en cause une tendance multidécennale. Depuis 2011, la température s’élève à nouveau, 2014 a été une année record, dépassée ensuite par 2015 puis par 2016. Les causes du ralentissement ont été analysées et il en ressort que la cause principale en est le transfert de chaleur entre l’océan superficiel et l’océan profond au cours de la période, en particulier dans le Pacifique tropical.

  • Plus de CO2, plus de chaleur, c’est bon pour l’agriculture, pourquoi s’inquiéter?
    Effectivement un peu plus de chaleur et plus de CO2 favorisent la photosynthèse des plantes. Cependant ce gain n’est valable que jusqu’à un certain seuil au-delà duquel les effets négatifs l’emportent. En France le rendement des grandes céréales, blé et seigle, commence à stagner à cause des périodes climatiques extrêmes qui se multiplient (canicules, sécheresses, fortes pluies).

  • Les fluctuations solaires peuvent expliquer le changement climatique
    Non, car le soleil connaît des cycles d’activité de 11 ou 22 ans qu’on ne retrouve pas dans l’augmentation des températures mondiales. L’impact des rayons cosmiques, venant du soleil, sur la création d’aérosols et de nuages dans la haute atmosphère, parfois mis en avant par certains scientifiques, n’a pas été prouvée. On observe en particulier que sur la deuxième moitié du XXe siècle la tendance sur les rayonnements cosmiques n’est ni à la hausse, ni à la baisse et pourtant la température moyenne mondiale a augmenté de plus d’un demi degré.

  • Au niveau mondial, la banquise est-elle vraiment en diminution alors qu’elle augmente en Antarctique?
    La comparaison entre les années se fait à partir de l’état de la banquise la fin de l’été (septembre dans l’hémisphère nord, février dans l’hémisphère sud). Il est vrai que la banquise de l’Antarctique a été très étendue dans les années 2000 à 2012. Mais l’augmentation de son extension était bien moins importante que la diminution de la banquise du pôle nord. Et depuis 2017, on observe aussi une forte diminution. Sur la période 1979-2018, il n’y a pas de tendance significative en Antarctique mais une forte diminution en Arctique. Au niveau mondial, la fonte de la banquise est bien réelle et elle semble même s’accélérer.

  • Tous les glaciers du monde ne sont pas en recul
    La masse de glace d’un glacier et donc son extension dépend de la fonte mais aussi de la neige qui y tombe en hiver. En Norvège, dans les années 90s on a observé une augmentation des chutes de neige et certains glaciers y ont été en expansion. Cela ne remet pas en cause le constat qui est que la plupart des glaciers mondiaux sont en recul et contribuent pour 25 à 30 % du niveau moyen des mers.

  • Qui sont ceux qui doutent du changement climatique ?
    Tout d’abord des gens qui ont un intérêt financier, qui sont liés par exemple au secteur pétrolier, de la construction automobile ou du charbon. Il est aussi plus facile de faire parler de soi lorsqu’on met en doute une idée dominante. On trouve aussi des gens qui refusent d’accepter les changements qu’ils devront faire pour limiter le changement climatique. Et on ne peut exclure des jalousies à cause de la forte médiatisation du sujet climatique par rapport à d’autres sujets. Dans les stations de ski, certaines personnes refusent d’envisager la fin de leur système économique et ils mettent en doute les projections climatiques.

  • Ce sont les trainées d’avion qui modifient le climat !
    C ‘est encore un sujet d’études. Ces traînées peuvent intercepter le rayonnement solaire, ce qui pourrait limiter le réchauffement. Mais elles sont constituées de petits cristaux de glace qui bloquent le rayonnement infra-rouge émis par la terre, ce qui augmente le réchauffement. Le bilan est probablement dans le sens du réchauffement mais avec une valeur très faible.
    Pour en savoir plus: http://www.climat-en-questions.fr/reponse/mecanismes-devolution/trainees-davion-climat-par-olivier-boucher

  • Le GIEC n’est pas un centre de recherches scientifiques
    Cest vrai Le GIEC n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche, ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Cependant ses rapports d’évaluation sur l’état des connaissances relatives au changement climatique sont fondés sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue

  • On a battu des records de froids en France, le 6 mai dernier, cela montre bien que le climat ne se réchauffe pas !
    La succession des conditions météorologiques au jour le jour est du domaine de la météorologie. C’est elle qui décrit le temps qu’il fait en un lieu donné à un moment précis.
    Le climat, c’est l’analyse statistique du temps qu’il fait sur une longue période de 30 années. Cette durée est faite pour éviter de donner trop de poids à une période exceptionnelle. Aucune année ne ressemble au climat moyen il y a des années chaudes, des années fraîches. Sur un siècle ou un siècle et demi, soit de 3 à 5 fois 30 ans, il possible de comparer les climats qui se sont succédé et d’en faire ressortir une tendance. Le réchauffement actuel du climat est bien une réalité au vu des données de température depuis 1880.

Les conséquences


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  • Voit-on déjà les impacts du changement climatique ?

    Fonte de la banquise arctique, élévation du niveau des mers (il monte actuellement de 3,6 mm par an) sont les conséquences au niveau mondial. En France, certains oiseaux migrateurs ont déjà modifié leur cycle de vie. Les oies cendrées sont de plus en plus nombreuses à hiverner dans notre pays. Les dates de floraison des arbres fruitiers sont plus précoces. On constate aussi une fonte accélérée des glaciers des Alpes et des Pyrénnées. Les coraux subissent de plus en plus souvent des épisodes de mortalité à cause des températures océaniques trop élevées.
  • Les pays du nord comme la Russie, le Canada vont-ils être avantagés ?

    Effectivement dans ces pays, il peut y avoir un gain de rendement de certaines cultures comme le blé. Mais la fonte du sol gelé (le pergélisol) va déstabiliser toutes les constructions et les infrastructures des régions du grand nord, avec des coûts très importants pour les reconstruire. Et on voit également que ces pays peuvent être touchés par des sécheresses et des feux de forêt très importants, ce qui arrive déjà. Il n’est pas sûr que le bilan soit positif, même pour eux.

  • Le sud de la France peut-il devenir un désert ?

    Un désert, sans doute pas car, quelles que soient les hypothèses, il y aura toujours des précipitations en hiver et des orages en été. Les précipitations ne devraient que peu varier au cours de ce siècle avec cependant une tendance à leur diminution en été pour les scénarios de plus fortes émissions. Mais il y aura plus d’évaporation à cause du réchauffement et donc un asséchement des sols. Les sécheresses plus sévères et plus longues entraîneront un changement de végétation pour aller vers un paysage proche du sud de l’Espagne, voire de celui la Tunisie.

  • Quelle sera la conséquence de la fonte de la banquise ?

    En fondant, la banquise, qui est constituée d’eau de mer, n’a aucun impact sur le niveau de la mer. Par contre, en remplaçant de la glace, qui réfléchit 90 % du rayonnement du soleil lorsqu’elle est couverte de neige, par de l’eau de mer qui absorbe 94 % de ce rayonnement, ce phénomène augmente la chaleur stockée par le système terrestre (océans et atmosphère) et accélère le réchauffement climatique.

  • Les cyclones seront-ils plus nombreux ?

    Les cyclones sont petits (500km de diamètre) par rapport aux grands mouvements de l’atmosphère et ils sont difficilement pris en compte par les modèles climatiques. Cependant, les études actuelles indiquent que leur nombre pourrait rester stable ou diminuer. Par contre il est envisagé que les plus puissants des cyclones soient plus fréquents et plus intenses et associés à de plus fortes précipitations. Les cyclones pourraient aussi toucher parfois des régions actuellement épargnées.
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  • Y aura-t-il plus de catastrophes météorologiques?

    ISur la plupart des régions continentales, et notamment en France,les vagues de chaleur estivales deviendront à la fois plus fréquentes, plus longues et plus intenses. A l’inverse, le changement climatique s’accompagnera d’une moindre sévérité des extrêmes froids. Sur la plupart des masses continentales des latitudes moyennes, en particulier en France il est très probable que les précipitations extrêmes seront plus intenses et plus fréquentes. Les sécheresses devraient s’accroître en particulier dans les zones actuellement arides et dans les régions méditerranéennes. En France, pour le scénario de plus fortes émissions on peut s’attendre à des sécheresses inédites. Sécheresses et vagues de chaleur plus intenses et plus longues s’accompagneront d’une augmentation très significative du risque d’incendie, y compris dans des zones aujourd’hui épargnées comme la Sologne.
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  • Il y a plus de tempêtes en France à cause du changement climatique

    Les statistiques de Météo France montrent qu’il n’y a pas d’évolution de la force du vent en France métropolitaine depuis le milieu du XXe siècle. Et on ne détecte pas non plus une plus grande fréquence des tempêtes. Les modèles de simulation climatique peuvent difficilement simuler les tempêtes mais ils ne donnent pas d’indice d’une augmentation de leur fréquence ou de leur intensité à l’horizon de ce siècle. L’Europe du Nord, par contre, pourrait connaître plus de tempêtes
  • Quelles sont les conséquences pour l’agriculture ?

    Le développement de l’agriculture s’est fait depuis 5000 ans dans un climat assez stable. Si le climat change, certaines productions seront profondément modifiées, des cultures devront être abandonnées dans certaines régions. . L’agriculture est très impactée par tous les événements météorologiques : canicules, sécheresses, orages, inondations. La canicule de 2003 en France a coûté plusieurs centaines de millions d’Euros à l’agriculture Française*.
    * d’après le rapport du groupe interministériel 2009
  • Est-ce qu’on pourra nourrir toute l’humanité

    Dans de nombreux pays, l’agriculture est peu productive car les paysans ont peu de moyens (traction mécanique ou animale par exemple). Si les rendements vont baisser dans les pays développés, ils peuvent monter dans les pays en développement si on aide leurs paysans. De plus il a presque 30 % de perte tout au long de la filière, du champ à l’assiette*. Nourrir la planète est plus un problème d’organisation et de solidarité qu’un problème de rendements agricoles.
    * rapport 2019 du GIEC sur les sols, la désertification et la sécurité alimentaire
  • Quelles sont les conséquences pour la biodiversité ?

    Le changement climatique va bouleverser les équilibres qui s’étaient installés dans la nature. Certaines espèces vont en profiter, beaucoup d’autres vont y perdre. La plupart des espèces ne pourront pas s’adapter à la même vitesse que l’évolution du climat. En France, si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter au même rythme, 70 % des espèces végétales actuelles pourraient disparaître sur une partie du territoire*. L’évolution du climat intervient comme une cause supplémentaire de dégradation de la nature, s’ajoutant aux pollutions et à la disparition des habitats naturels.
    * d’après Thuiller W. 2009

  • Combien va coûter le changement climatique

    Une étude parue en 2006, réalisée par l’économiste anglais Nicholas Stern estimait que le changement climatique pouvait coûter entre 5 et 20 % du PIB mondial. Des études plus récent es arrivaient à un résultat semblable. Pour la France, une étude de 2009, partielle car tous les secteurs d’activité n’ont pas été étudiés, arrivait à un chiffre voisin de 10 milliards d’Euros par an à la fin du siècle*.
    * groupe interministériel sur les impacts et les coûts du changement climatique 2009

La machine climatique

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  • La vapeur d’eau est un puissant gaz à effet de serre, pourquoi n’en parle-t-on pas

    Les quantités de vapeur d’eau directement émises par les activités humaines sont négligeables. Par contre, le réchauffement de l’atmosphère lui permet de contenir plus de vapeur d’eau qu’avant,essentiellement par évaporation au dessus des océans,ce qui a comme conséquence d’amplifier le réchauffement (rétroaction positive). On ne peut pas agir directement sur la vapeur d’eau, ce qui explique qu’on en parle peu, mais les modèles climatiques tiennent bien compte de l’augmentation de la teneur en vapeur d’eau dans l’atmosphère au fur et à mesure que la température de l’air augmente.

  • Pourquoi parle-t-on toujours du CO2?

    Parmi les gaz à effet de serre émis par les activités humaines, celui qui a le plus d’action sur le climat est le gaz carbonique ( CO2), responsable de 60 % de l’augmentation actuelle de l’effet de serre. Sa durée de vie dans l’atmosphère est très longue. C’est donc bien lui qui agit le plus sur notre climat et c’est la raison pour laquelle on parle beaucoup du CO2 mais il y a d’autres gaz à effet de serre comme le méthane (CH4) ou le protoxyde d’azote (N2O)

  • Quel est le rôle de l’océan dans le changement climatique

    L’océan a un rôle régulateur très important en répartissant,comme l’atmosphère, la chaleur des régions tropicales vers les moyennes et hautes latitudes. Il stocke beaucoup plus de chaleur que l’atmosphère et a absorbé au cours des dernières décennies plus de 90% de l’excès d’énergie accumulé par la planète à cause de l’augmentation des concentrations des gaz à effet de serre. Par contre il mettra très longtemps à retrouver sa température initiale. L’énergie thermique absorbée est transportée avec des constantes de temps qui peuvent se compter en mois pour les courants superficiels et atteindre de l‘ordre du millier d’années pour les courants profonds. Cette grande capacité de stockage et cette forte inertie lui permettent d’amortir les variations brutales que pourrait subir l’atmosphère à la suite de violentes éruptions volcaniques ou de très fortes perturbations associées aux activités humaines.
  • Le risque d’arrêt du Gulf Stream est-il réel ?

    Le Gulf Stream ne peut pas s’arrêter parce plus des ¾ de son intensité est due à l’effet du vent sur le courant marin. Mais il pourrait être ralenti et se déplacer vers le sud si sa composante liée aux changements de densité de l’eau, et donc de température et de salinité, s’arrêtait. Les projections actuelles faites par les climatologues ne montrent pas d’arrêt de cette composante au cours de ce siècle mais parfois un fort ralentissement. Il n’en résulte toutefois pas de glaciation en Europe d’ici 2100 parce que le réchauffement du à l’augmentation des gaz à effet de serre l’emporte sur le refroidissement lié au ralentissement du Gulf Stream.

  • Ce sont les Chinois qui émettent le plus de GES, pas les Français !

    Bien entendu, les grands pays, comme la Chine ou les États-Unis, émettent plus de gaz à effet de serre que les petits. Pour comparer les pays le calcul doit être rapporté au nombre d’habitants. Les pays pétroliers et les pays développés sont en tête des pays émetteurs de gaz à effet de serre. Le rapport va de 0,1 tonne de CO2 par an et par habitant en Somalie à 45 tonnes au Quatar. Un chinois émet actuellement à peu près la même quantité de CO2 qu’un européen moyen (5,5tCO2).
    L’empreinte carbone qui prend en plus en compte, pour chaque pays, les émissions liées à la production des biens consommés par ses habitants et l’ensemble des gaz à effet de serre, donne des écarts encore plus importants. Pour la France, l’empreinte carbone s’élève à 11 tonnes d’équivalent CO2 par an (en 2015) et par habitant. C’est supérieur à l’empreinte carbone d’un chinois.
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  • Certaines régions du monde ne se réchauffent pas

    Il peut exister quelques régions où la température n’a pas progressé ou voire même a baissé faiblement depuis le début du XXe siècle, comme en bordure de l’Antarctique de l’Est ou au large du Canada. Cela ne remet pas en cause le réchauffement de la planète car la température augmente dans presque tous les pays et sur la plupart des régions océaniques ce qui fait monter la température moyenne au niveau mondial.
  • Le niveau de la mer monte, pourquoi ? Et jusqu’où peut-il monter ?

    En se réchauffant, l’eau des océans se dilate, ce qui fait monter le niveau de la mer. Les glaciers terrestres et la calotte polaire du Groenland fondent ce qui amène un surplus d’eau dans la mer. En Antarctique, c’est plutôt le glissement des glaciers vers la mer qui contribue à l’élévation du niveau marin. Les projections climatiques donnent une estimation probable de cette élévation à la fin du siècle entre 30 cm et 1m10 selon les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre.
  • Quel est le lien entre la couche d’ozone et le changement climatique ?

    Les deux phénomènes sont largement indépendants. Le trou dans la couche d’ozone (qui nous protège des rayons ultra-violets issus du soleil) était provoqué par l’utilisation de gaz CFC (Chlorofluorocarbone) pour les réfrigérateurs et congélateurs. Ces gaz ont cessé d’être produits, remplacés par d’autres plus neutres vis à vis de l’ozone. On estime que la couche d’ozone devrait se reconstituer dans le milieu de ce siècle. L’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, en refroidissant la haute atmosphère où se situe la couche d’ozone, a cependant pour effet de retarder cette reconstitution. Par contre les substituts des CFC sont des gaz à effet de serre.
  • Il y a eu déjà des anomalies climatiques au temps du Moyen âge ou de la Révolution, l’homme n’y était pour rien

    En effet les anomalies climatiques du dernier millénaire sont bien d’origine naturelle mais elles n’ont pas touché l’ensemble de la planète comme c’est le cas actuellement.. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, les fluctuations solaires ne sont pas la cause dominante de tous ces changements. Pour le petit âge glaciaire (de 1450 à 1850 environ) il est probable qu’un nombre plus important d’éruptions volcaniques en soit la cause principale. Les poussières envoyées dans l’atmosphère interceptent le rayonnement solaire et refroidissent l’atmosphère et la surface. Concernant la révolution française, d’après des historiens du climat, un des facteurs de déclenchement serait la succession d’événements météorologiques extrêmes en 1788 et 1789 (orage en juillet 1788 suivi d’un hiver exceptionnellement froid) à cause de leurs effets sur les récoltes et le prix du blé.

  • Peut-on avoir confiance dans les modèles climatiques alors que les prévisions météo cessent d’être fiables au delà de 15 jours d’échéance?

    Les modèles climatiques n’essaient pas de prévoir le temps qu’il fera tel jour ou tel mois dans le futur mais le type de climat qu’on aura dans une période de 20 ou 30 ans. Les améliorations faites sur les modèles depuis 30 ans permettent de confirmer les résultats précédents. Par ailleurs, ils sont capables de reconstituer le climat passé, en particulier du siècle dernier, de manière très correcte. Tous les modèles développés au monde (une cinquantaine) indiquent un réchauffement planétaire d’ici 2100. Ils diffèrent surtout par l’amplitude simulée de ce réchauffement.

  • Comment connaît-on la température il y a 1000ans alors que le thermomètre n’existait pas ?

    Pour connaître la température dans les périodes anciennes, on utilise de nombreux indices : la largeur et la densité des cernes des arbres les plus vieux, les sédiments des lacs, les coraux, les documents écrits sur le prix des denrées alimentaires ou les dates des vendanges, etc…. Pour les périodes encore plus anciennes, on analyse la glace accumulée depuis des millénaires dans les glaciers de montagne, en Antarctique ou au Groenland. Tous ces indices se complètent et donnent une bonne idée de la température dans le passé. 

  • Une température moyenne de la Terre cela n’existe pas!

    Effectivement la température moyenne mondiale n’a pas de réalité physique, pas de lieu sur terre à qui l’attribuer. Elle est obtenue en faisant une moyenne des températures de plus de 1500 points répartis sur tout le globe. Suivant le nombre de points ou leur répartition, les résultats peuvent légèrement différer suivant les centres de recherche en météorologie qui la calculent. Mais ils travaillent ensemble et vérifient leurs méthodes de calcul ce qui permet d’avoir une grande confiance dans les résultats.
    La température moyenne mondiale est un indicateur statistique qui a le mérite de mettre en évidence la tendance générale de l’évolution des températures.