Les conséquences


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  • Voit-on déjà les impacts du changement climatique ?

    Fonte de la banquise arctique, élévation du niveau des mers (il monte actuellement de 3,6 mm par an) sont les conséquences au niveau mondial. En France, certains oiseaux migrateurs ont déjà modifié leur cycle de vie. Les oies cendrées sont de plus en plus nombreuses à hiverner dans notre pays. Les dates de floraison des arbres fruitiers sont plus précoces. On constate aussi une fonte accélérée des glaciers des Alpes et des Pyrénnées. Les coraux subissent de plus en plus souvent des épisodes de mortalité à cause des températures océaniques trop élevées.
  • Les pays du nord comme la Russie, le Canada vont-ils être avantagés ?

    Effectivement dans ces pays, il peut y avoir un gain de rendement de certaines cultures comme le blé. Mais la fonte du sol gelé (le pergélisol) va déstabiliser toutes les constructions et les infrastructures des régions du grand nord, avec des coûts très importants pour les reconstruire. Et on voit également que ces pays peuvent être touchés par des sécheresses et des feux de forêt très importants, ce qui arrive déjà. Il n’est pas sûr que le bilan soit positif, même pour eux.

  • Le sud de la France peut-il devenir un désert ?

    Un désert, sans doute pas car, quelles que soient les hypothèses, il y aura toujours des précipitations en hiver et des orages en été. Les précipitations ne devraient que peu varier au cours de ce siècle avec cependant une tendance à leur diminution en été pour les scénarios de plus fortes émissions. Mais il y aura plus d’évaporation à cause du réchauffement et donc un asséchement des sols. Les sécheresses plus sévères et plus longues entraîneront un changement de végétation pour aller vers un paysage proche du sud de l’Espagne, voire de celui la Tunisie.

  • Quelle sera la conséquence de la fonte de la banquise ?

    En fondant, la banquise, qui est constituée d’eau de mer, n’a aucun impact sur le niveau de la mer. Par contre, en remplaçant de la glace, qui réfléchit 90 % du rayonnement du soleil lorsqu’elle est couverte de neige, par de l’eau de mer qui absorbe 94 % de ce rayonnement, ce phénomène augmente la chaleur stockée par le système terrestre (océans et atmosphère) et accélère le réchauffement climatique.

  • Les cyclones seront-ils plus nombreux ?

    Les cyclones sont petits (500km de diamètre) par rapport aux grands mouvements de l’atmosphère et ils sont difficilement pris en compte par les modèles climatiques. Cependant, les études actuelles indiquent que leur nombre pourrait rester stable ou diminuer. Par contre il est envisagé que les plus puissants des cyclones soient plus fréquents et plus intenses et associés à de plus fortes précipitations. Les cyclones pourraient aussi toucher parfois des régions actuellement épargnées.
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  • Y aura-t-il plus de catastrophes météorologiques?

    ISur la plupart des régions continentales, et notamment en France,les vagues de chaleur estivales deviendront à la fois plus fréquentes, plus longues et plus intenses. A l’inverse, le changement climatique s’accompagnera d’une moindre sévérité des extrêmes froids. Sur la plupart des masses continentales des latitudes moyennes, en particulier en France il est très probable que les précipitations extrêmes seront plus intenses et plus fréquentes. Les sécheresses devraient s’accroître en particulier dans les zones actuellement arides et dans les régions méditerranéennes. En France, pour le scénario de plus fortes émissions on peut s’attendre à des sécheresses inédites. Sécheresses et vagues de chaleur plus intenses et plus longues s’accompagneront d’une augmentation très significative du risque d’incendie, y compris dans des zones aujourd’hui épargnées comme la Sologne.
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  • Il y a plus de tempêtes en France à cause du changement climatique

    Les statistiques de Météo France montrent qu’il n’y a pas d’évolution de la force du vent en France métropolitaine depuis le milieu du XXe siècle. Et on ne détecte pas non plus une plus grande fréquence des tempêtes. Les modèles de simulation climatique peuvent difficilement simuler les tempêtes mais ils ne donnent pas d’indice d’une augmentation de leur fréquence ou de leur intensité à l’horizon de ce siècle. L’Europe du Nord, par contre, pourrait connaître plus de tempêtes
  • Quelles sont les conséquences pour l’agriculture ?

    Le développement de l’agriculture s’est fait depuis 5000 ans dans un climat assez stable. Si le climat change, certaines productions seront profondément modifiées, des cultures devront être abandonnées dans certaines régions. . L’agriculture est très impactée par tous les événements météorologiques : canicules, sécheresses, orages, inondations. La canicule de 2003 en France a coûté plusieurs centaines de millions d’Euros à l’agriculture Française*.
    * d’après le rapport du groupe interministériel 2009
  • Est-ce qu’on pourra nourrir toute l’humanité

    Dans de nombreux pays, l’agriculture est peu productive car les paysans ont peu de moyens (traction mécanique ou animale par exemple). Si les rendements vont baisser dans les pays développés, ils peuvent monter dans les pays en développement si on aide leurs paysans. De plus il a presque 30 % de perte tout au long de la filière, du champ à l’assiette*. Nourrir la planète est plus un problème d’organisation et de solidarité qu’un problème de rendements agricoles.
    * rapport 2019 du GIEC sur les sols, la désertification et la sécurité alimentaire
  • Quelles sont les conséquences pour la biodiversité ?

    Le changement climatique va bouleverser les équilibres qui s’étaient installés dans la nature. Certaines espèces vont en profiter, beaucoup d’autres vont y perdre. La plupart des espèces ne pourront pas s’adapter à la même vitesse que l’évolution du climat. En France, si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter au même rythme, 70 % des espèces végétales actuelles pourraient disparaître sur une partie du territoire*. L’évolution du climat intervient comme une cause supplémentaire de dégradation de la nature, s’ajoutant aux pollutions et à la disparition des habitats naturels.
    * d’après Thuiller W. 2009

  • Combien va coûter le changement climatique

    Une étude parue en 2006, réalisée par l’économiste anglais Nicholas Stern estimait que le changement climatique pouvait coûter entre 5 et 20 % du PIB mondial. Des études plus récent es arrivaient à un résultat semblable. Pour la France, une étude de 2009, partielle car tous les secteurs d’activité n’ont pas été étudiés, arrivait à un chiffre voisin de 10 milliards d’Euros par an à la fin du siècle*.
    * groupe interministériel sur les impacts et les coûts du changement climatique 2009