Peut-on encore douter ?

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  • Tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur le changement climatique, où est la vérité ?
    Il n’y a pratiquement plus de scientifiques qui doutent du changement climatique et de son origine humaine. Les académies des sciences qui se sont prononcés sur le sujet ont toutes validé les conclusions des experts du GIEC. Ceux qui refusent ces conclusions ne sont le plus souvent pas des climatologues, mais des spécialistes d’autres sciences. Par contre, les médias leur ont donné une place beaucoup plus importante que leur poids réel ce qui donne l’impression qu’ils sont nombreux.

  • Qu’est-ce que le GIEC?
      Le GIEC groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un ensemble de scientifiques qui, de manière volontaire, analysent l’ensemble des travaux scientifiques traitant du sujet et produisent un avis sur les évolutions futures du climat. Tous les pays peuvent être représentés dans ce groupe d’experts et, dans le cas des pays qui ont peu de moyens, une aide leur est apportée pour financer leurs déplacements. Les experts ne reçoivent cependant pas de rémunération de la part du GIEC. Les rapports du GIEC sont écrits par plusieurs centaines de scientifiques sélectionnés par le bureau du GIEC en fonction de leurs compétences et ils sont relus par plusieurs milliers de leurs collègues.

  • Il y a toujours eu des changements climatiques, c’est normal
    Oui le climat varie en fonction de facteurs naturels à différentes échelles de temps. Par exemple, l’alternance des périodes chaudes (interglaciaires) et froides (glaciaires) tous les 100000ans (le dernier maximum glaciaire il y a environ 20000ans) est liée à la variation des paramètres orbitaux de la terre. La variabilité du climat sur le dernier millénaire peut s’expliquer par la variabilité des éruptions volcaniques, la variabilité solaire et la variabilité interne au système climatique. Ce qui est nouveau et qui a été démontré par les scientifiques, c’est que le réchauffement climatique depuis le milieu du XXe siècle ne peut pas s’expliquer par des facteurs naturels mais est essentiellement dû aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine.

  • L’augmentation de CO2 dans l’atmosphère n’est-elle pas due à une cause naturelle?
    Aucune cause naturelle ne permet d’expliquer l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère depuis 1850 (plus de 40%). Par contre, en analysant le type de CO2 (analyse isotopique) présent dans l’atmosphère, on constate que la plus grande part de cette augmentation provient bien des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) utilisés par nos sociétés. Une autre part (environ 30%) est liée aux changements d’occupation des terres, dont la déforestation, qui diminuent la capacité d’absorption du CO2 par la végétation.

  • Le réchauffement climatique s’est arrêté depuis presque 20 ans.
    En 2011, une analyse trop rapide de la courbe d’évolution des températures mondiales laissait penser que le réchauffement s’arrêtait à partir de 1998. En fait, il s’est seulement fortement ralenti. Mais une analyse sur 12 années ne peut remettre en cause une tendance multidécennale. Depuis 2011, la température s’élève à nouveau, 2014 a été une année record, dépassée ensuite par 2015 puis par 2016. Les causes du ralentissement ont été analysées et il en ressort que la cause principale en est le transfert de chaleur entre l’océan superficiel et l’océan profond au cours de la période, en particulier dans le Pacifique tropical.

  • Plus de CO2, plus de chaleur, c’est bon pour l’agriculture, pourquoi s’inquiéter?
    Effectivement un peu plus de chaleur et plus de CO2 favorisent la photosynthèse des plantes. Cependant ce gain n’est valable que jusqu’à un certain seuil au-delà duquel les effets négatifs l’emportent. En France le rendement des grandes céréales, blé et seigle, commence à stagner à cause des périodes climatiques extrêmes qui se multiplient (canicules, sécheresses, fortes pluies).

  • Les fluctuations solaires peuvent expliquer le changement climatique
    Non, car le soleil connaît des cycles d’activité de 11 ou 22 ans qu’on ne retrouve pas dans l’augmentation des températures mondiales. L’impact des rayons cosmiques, venant du soleil, sur la création d’aérosols et de nuages dans la haute atmosphère, parfois mis en avant par certains scientifiques, n’a pas été prouvée. On observe en particulier que sur la deuxième moitié du XXe siècle la tendance sur les rayonnements cosmiques n’est ni à la hausse, ni à la baisse et pourtant la température moyenne mondiale a augmenté de plus d’un demi degré.

  • Au niveau mondial, la banquise est-elle vraiment en diminution alors qu’elle augmente en Antarctique?
    La comparaison entre les années se fait à partir de l’état de la banquise la fin de l’été (septembre dans l’hémisphère nord, février dans l’hémisphère sud). Il est vrai que la banquise de l’Antarctique a été très étendue dans les années 2000 à 2012. Mais l’augmentation de son extension était bien moins importante que la diminution de la banquise du pôle nord. Et depuis 2017, on observe aussi une forte diminution. Sur la période 1979-2018, il n’y a pas de tendance significative en Antarctique mais une forte diminution en Arctique. Au niveau mondial, la fonte de la banquise est bien réelle et elle semble même s’accélérer.

  • Tous les glaciers du monde ne sont pas en recul
    La masse de glace d’un glacier et donc son extension dépend de la fonte mais aussi de la neige qui y tombe en hiver. En Norvège, dans les années 90s on a observé une augmentation des chutes de neige et certains glaciers y ont été en expansion. Cela ne remet pas en cause le constat qui est que la plupart des glaciers mondiaux sont en recul et contribuent pour 25 à 30 % du niveau moyen des mers.

  • Qui sont ceux qui doutent du changement climatique ?
    Tout d’abord des gens qui ont un intérêt financier, qui sont liés par exemple au secteur pétrolier, de la construction automobile ou du charbon. Il est aussi plus facile de faire parler de soi lorsqu’on met en doute une idée dominante. On trouve aussi des gens qui refusent d’accepter les changements qu’ils devront faire pour limiter le changement climatique. Et on ne peut exclure des jalousies à cause de la forte médiatisation du sujet climatique par rapport à d’autres sujets. Dans les stations de ski, certaines personnes refusent d’envisager la fin de leur système économique et ils mettent en doute les projections climatiques.

  • Ce sont les trainées d’avion qui modifient le climat !
    C ‘est encore un sujet d’études. Ces traînées peuvent intercepter le rayonnement solaire, ce qui pourrait limiter le réchauffement. Mais elles sont constituées de petits cristaux de glace qui bloquent le rayonnement infra-rouge émis par la terre, ce qui augmente le réchauffement. Le bilan est probablement dans le sens du réchauffement mais avec une valeur très faible.
    Pour en savoir plus: http://www.climat-en-questions.fr/reponse/mecanismes-devolution/trainees-davion-climat-par-olivier-boucher

  • Le GIEC n’est pas un centre de recherches scientifiques
    Cest vrai Le GIEC n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche, ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Cependant ses rapports d’évaluation sur l’état des connaissances relatives au changement climatique sont fondés sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue

  • On a battu des records de froids en France, le 6 mai dernier, cela montre bien que le climat ne se réchauffe pas !
    La succession des conditions météorologiques au jour le jour est du domaine de la météorologie. C’est elle qui décrit le temps qu’il fait en un lieu donné à un moment précis.
    Le climat, c’est l’analyse statistique du temps qu’il fait sur une longue période de 30 années. Cette durée est faite pour éviter de donner trop de poids à une période exceptionnelle. Aucune année ne ressemble au climat moyen il y a des années chaudes, des années fraîches. Sur un siècle ou un siècle et demi, soit de 3 à 5 fois 30 ans, il possible de comparer les climats qui se sont succédé et d’en faire ressortir une tendance. Le réchauffement actuel du climat est bien une réalité au vu des données de température depuis 1880.